Légende de Saint Georges dans l'église


 

 

 

 

 


DOSSIER COMMUNAL

 

LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES


PRÉAMBULE

Dans la dernière édition du « Journal de Saint GEORGES » nous entamions le dossier communal sur la communauté de communes.
Comme indiqué dans le n° 1, six mois plus tard nous faisons le point sur les différentes évolutions.
Nous abordons les raisons qui ont poussé vers une réforme de l'intercommunalité, et indiquons également les différentes étapes dans l'avancement de la réflexion menée sur ce projet.
Néanmoins, avant d'appréhender ces thèmes, il s'avère utile de rappeler les fondements d'une communauté de communes.

RAPPEL

La complexité de la gestion locale et les enjeux financiers qui s'y attachent ont conduit les gouvernements successifs à développer de nouvelles formes de coopération intercommunales fondées sur la liberté d'association, l'organisation d'un projet territorial et la solidarité économique entre les collectivités.
Parmi celles-ci, la communauté de communes apparaît comme l'échelon le plus pertinent pour répondre aux divers enjeux auxquels le milieu rural est confronté : la gestion des équipements publics, le développement de l'économie locale, la protection et le renforcement des identités communales, l'aménagement du territoires, la préservation de l'environnement.

L'INTERCOMMUNALITE DANS LE SECTEUR DE CLERES-MONTVILLE

Le territoire de Clères-Montville se caractérise par une intercommunalité très développée. Alors que le canton compte 22 communes, on ne dénombre pas moins de 32 structures intercommunales.
A la différence de certains secteurs du département, le découpage territorial des syndicats intercommunaux n'a aucune cohérence avec les limites administratives du canton. Les établissements, créés au gré d'alliances historiques, marquent plus la volonté des élus de regrouper leurs compétences en fonction de réalités locales, que leur souci de respecter l'unité politique du canton.

La coopération intercommunale, telle qu'elle se présente aujourd'hui, est donc réellement une coopération d'intérêts et de compétences avant d'être une coopération territoriale privilégiant l'unité administrative.

S'agissant de la nature des compétences déléguées, on observe la même diversité avec prés d'une vingtaine de missions distinctes. Elles concernent, au premier chef, la gestion de services comme l'eau potable, l'assainissement, le traitement des déchets, l'entretien des rivières, de la voirie, l'organisation des transports scolaires, l'électrification rurale. Mais elles s'étendent aussi à toute une gamme d'équipements publics (collèges, piscine, déchetteries .... ) et d'actions de développement tels que la création de zones économiques, le développement touristique, la protection de l'environnement ou le logement...

VERS UNE REFORME DE L'INTERCOMMUNALITE

Cependant, ces structures intercommunales n'ont le plus souvent d'intérêt que la réponse qu'elles apportent à une question locale déterminée. Très souvent à vocation unique, les syndicats ne détiennent en effet que des compétences limitées au regard de la grande diversité des missions dévolues aux communes. Or, la gestion moderne des services publics locaux est de plus en plus complexe et nécessite, de manière incontournable, une approche globale des problématiques. Le développement durable, l'économie, l'emploi, l'insertion sociale, les pratiques sportives, l'environnement sont autant de matières désormais étroitement liées.

Aujourd'hui, plus aucune décision politique n'est prise isolément, hors contexte aux multiples facettes dans lequel agir sur un levier signifie également contrôler l'évolution d'autres paramètres. Un conseil municipal ne peut plus désormais envisager construire une école sans réfléchir, sur le long terme, à l'évolution de la population scolaire, aux flux migratoires et à la natalité, à la politique du logement et de l'emploi, aux loisirs Un syndicat intercommunal aux compétences limitées ne peut donc intervenir seul sur l'ensemble de ces aspects et poursuivre une démarche cohérente.

L'administration locale requiert ainsi une certaine planification à la fois temporelle pour fixer des priorités et rationaliser les choix budgétaires et spatiale pour satisfaire le plus grand nombre. Or sur la trentaine de structures intercommunales présentes dans le territoire de Clères-Montville, aucune n'a le même périmètre géographique et aucune ne traite les questions qui se posent à elle de la même manière.

Il y a une telle diversité dans les procédures, dans les méthodes de travail, dans les politiques mises en oeuvre, dans les moyens financiers de ces structures qu'il est impossible aujourd'hui d'en harmoniser les projets, ou à tout le moins la gestion, en dehors d'une structure présentant une unité territoriale et politique.

Il est indéniable, par ailleurs, que les exécutifs communaux, au delà de leur mission historique d'agent de l'état, voient leurs prérogatives et leurs responsabilités s'étendre régulièrement au gré des réformes législatives et réglementaires. De plus en plus impliqué dans la vie sociale et économique du pays, les élus locaux ont un rôle dorénavant complexe, technique et normatif qui requiert des moyens toujours plus importants, non seulement sur le plan financier mais aussi sur le plan juridique.

Rationaliser l'intercommunalité dans le territoire de Clères-Montville est donc une démarche salvatrice d'un double point de vue :

- Créer une unité territoriale qui fait à ce jour défaut en raison du morcellement intercommunal.
- Pouvoir mener des actions cohérentes en agissant sur plusieurs leviers dans les domaines de l'économie, du social et du développement durable.

La création d'une communauté de communes sur le territoire de Clères-Montville peut répondre à cet objectif, elle est à la fois une nécessité et une chance pour nos communes.

Une nécessité: Celle de résister à l'attraction de l'agglomération rouennaise, celle de protéger l'identité et le caractère des ruraux, celle d'organiser des règles d'urbanisme propres, celle de mutualiser les dépenses et d'organiser une véritable solidarité financière, celle de préparer les grands enjeux d'avenir, celle de peser politiquement face aux autres collectivités.

Une chance: Celle de construire un territoire et un projet cohérents, celle de préserver l'environnement, celle de développer les actions que les élus décideront, celle de pouvoir contractualiser directement avec la région, celle d'obtenir des concours financier de l'état.


L'ENGAGEMENT DUNE RÉFLEXION


Fort de ces différents constats, une réflexion sur la création d'une communauté de communes sur le territoire de Clères-Montville a été initiée il y a plus d'un an.
Les principales étapes de cette concertation entre élus concernés furent les suivantes:

  • Janvier à Mars 2001 : Débat sur l'intercommunalité dans chaque commune du canton de Clères à l'occasion de la campagne électorale pour l'élection communale.
  • Juillet 2001 : Lettre à tous les maires du canton de Clères pour lancer une réflexion sur l'opportunité de créer une communauté de communes.
  • Août et Septembre 2002 : Rédaction de la 1 ère partie d'un rapport consacré à l'analyse l'intercommunalité dans le canton de Clères(nombre de syndicats, compétences,
  • Octobre 2001 : Lettre à tous les maires du canton (+ Pissy-Poville, Butot et Fresquiennes) pour engager les premières discussions sur ce thème.
  • Novembre 2001 : Rédaction de la 2 ème partie du rapport consacré au diagnostic de notre territoire et à l'opportunité de créer une communauté de communes.
  • De Décembre 2001 à Janvier 2002 : Organisation dans les communes de 6 réunions sur l'intercommunalité.
  • 27 Février 2002 : Réunion des maires et création d'un groupe de travail comprenant les maires des principales communes. Ce groupe de travail s'est réuni à 5 reprises: les 8 et 21 mars, les 15 et 22 avril et le 8 Mai 2002.

    Il a été chargé :
  • De définir un projet de périmètre pour la communauté,
  • De réfléchir aux compétences qui pourraient être déléguées à la communauté,
  • De préciser les conditions dans lesquelles certains syndicats pourraient être dissous
    au profit de la communauté,
  • De proposer un mode de répartition des les 8 et 22 Mars, les 15 et 22 Avril et le 6 sièges au sein du conseil communautaire, nombre de délégués par commune),
  • Enfin, de rédiger un projet de statuts qui sera soumis à l'ensemble des conseils municipaux

Le travail de cette commission a été présenté lors d'une réunion extraordinaire des maires et maire-adjoints le 19 Juin 2002.

CONCLUSION

Après plus d'un siècle d'une lente évolution, l'intercommunalité connaît depuis le début des années 1990 un essor sans précédent qui préfigure une modification en profondeur du système administratif français.

C'est le cas avec le projet de cornmunauté de communes sur notre secteur de Clères-Montville.

Nous ne manquerons pas, le cas échéant, dans le prochain numéro du « journal » de vous communiquer le périmètre de la communauté de communes ainsi que les statuts retenus.

DERNIÈRE MINUTE

Au moment où nous saisissons ces quelques lignes, M Pascal MARTIN (Conseiller Général) ci le plaisir de faire connaître aux différents maires concernés que Monsieur le Préfet de la Région Haute-Normandie, Préfet de la Seine-Maritime, vient de signer l'arrêté fixant le périmètre de notre future Communauté de Communes des : « Portes Nord-Ouest de Rouen ».

Extrait du Bulletin Municipal(12/2002)